Valérie Maret : « Le bénévolat doit enfin être reconnu à sa juste valeur »

Portrait de Valérie Maret, entourée de bénévoles, au vélodrome de Bourges, lors d’un événement fédéral.

Après Gilles Da Costa, c’est au tour de Valérie Maret de se prêter au jeu des questions/réponses. L’occasion d’évoquer son rôle au sein du Conseil fédéral, mais aussi de faire le point sur ses missions au sein de la FFC.

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Peux-tu tout d’abord te présenter à nos lecteurs ?

Oui bien entendu, je suis Valérie Maret, arbitre nationale, vice-présidente du club de l’USM Saran. Je suis également membre du Comité départemental du Loiret, où je m’occupe de la commission de sécurité, et enfin, je suis désormais membre du Conseil fédéral de la FFC, avec pour mission le bénévolat, en lien avec deux collègues.

Peux-tu également nous parler un peu de ton parcours au sein de la FFC ?

J’ai rejoint la liste de Teodoro Bartuccio lors des dernières élections pour la présidence de la Fédération Française de Cyclisme l’an passé. Je voulais m’impliquer et j’ai donc accepté lorsque l’on m’a proposé de rejoindre la liste. Il y a tant de problèmes à résoudre, je ne pouvais pas me défiler.

Par rapport au Conseil fédéral, est-ce que tu peux nous expliquer un peu la nature de ta fonction ?

Je suis en charge de la commission bénévolat. On a choisi quatre axes à travailler en priorité, et mon objectif, c’est que les bénévoles aient un statut et qu’ils soient véritablement reconnus, notamment au sein des institutions et de l’État.

Parmi les axes que tu travailles, j’ai noté le dispositif Qo-ezion, tu peux nous en dire plus sur cet aspect ?

C’est une plateforme qui a pour but de promouvoir le bénévolat. Si un organisateur recherche des bénévoles, il peut se rendre sur la page de la Fédération Française de Cyclisme pour tenter de trouver des bénévoles.

Est-ce que le bénévolat est reconnu à sa juste valeur selon toi ?

Non, pas du tout. C’est pour ça que je m’investis, pour que les bénévoles soient reconnus. On a un écosystème qui est vieillissant, avec peu de jeunes, et je veux me battre pour fidéliser et faire en sorte que le travail accompli soit reconnu.

Un axe fort de votre campagne avec Teodoro, c’était la licence à 1 euro pour les bénévoles. Est-ce que tu regrettes l’absence de discussion sur le sujet depuis la fin de l’élection ?

Oui, je le regrette, car c’est un sujet qui aurait pu être mis sur la table pour être discuté. Les licences sont chères, surtout vu la conjoncture actuelle, et il serait bon qu’on revoie à la baisse cette cotisation. Même si les assurances ont augmenté, il y a d’autres économies à faire.

Pour conclure, est-ce un atout de venir du « terrain » ?

Oui, clairement. Je suis avant tout une élue de terrain et je revendiquerai toujours cet aspect. Quelle que soit ma fonction, je souhaite vraiment être reconnue comme ça. Malheureusement, beaucoup d’élus ne sont plus sur le terrain, et j’aimerais que certains n’oublient pas d’où ils viennent.

Propos recueillis par Charles Marsault, photo : Fédération Française de Cyclisme

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