Louis Hardouin : « C’est un autre monde qui m’attend »
Avant de lancer sa saison 2026, Louis Hardouin (Van Rysel – Roubaix) a pris le temps de nous accorder une interview. L’occasion d’évoquer le passage chez les pros du vainqueur du Challenge Raymond Poulidor 2025.
🔍 À lire aussi : Gilles Da Costa : « La FFC est revenue à un équilibre financier »Un mot sur ta saison 2025, quel regard tu portes quelques mois plus tard sur tes performances ? Est-ce que tu t’attendais à autant performer tout au long de l’année ?
Non, je ne m’attendais pas à faire cette saison-là, car ce n’est pas commun. Ça m’a permis de me montrer et d’avoir cette opportunité de passer pro, et ça m’a donc ouvert de grandes portes. La première victoire est vite arrivée au mois de mars, et ensuite j’ai été régulier tout au long de la saison en gagnant notamment le Challenge Raymond Poulidor et la Coupe de France N1. Ce sont des éléments qui ouvrent un panel de portes pour passer professionnel, et je suis par conséquent très heureux d’avoir fait cette saison-là en 2025.
Tu as eu une vraie belle montée en gamme entre 2024 et 2025, comment tu expliques ça ? As-tu changé des choses dans ta préparation ?
Je me suis vraiment découvert en 2024 en terminant 4e amateur français et en gagnant ma première Élite après les Championnats de France. C’est suite à ce succès que j’ai eu une sorte de déclic, je pense. Ensuite, j’ai enchaîné avec quelques victoires et ça m’a vraiment ouvert les yeux.
Durant l’hiver 2024-2025, je me suis ensuite dit qu’il fallait que je reparte avec le même état d’esprit et la même ambition. Après, je n’ai pas changé grand-chose, je pense. J’ai évolué physiquement, comme c’est le cas année après année, où je passe un petit palier.
Ensuite, il y a eu aussi un drame dans notre équipe avec le décès de Simon. Après, chaque victoire que nous avons récoltée, c’était pour lui. On pouvait continuer ou tous s’effondrer, et ça a été une très grosse source de motivation pour l’ensemble de l’équipe. Cela m’a conforté aussi dans l’idée d’aller toujours gagner, et ça m’a donné une raison, quelque part, de me battre encore plus. Une cause, celle de l’honorer.
Parmi les trophées reçus, il y a le Challenge Poulidor, qu’est-ce que ça représente pour toi ?
Le Challenge Poulidor est basé sur plusieurs courses, sur la régularité tout au long de la saison. Cela montre donc que je suis un coureur polyvalent et régulier. C’est un beau challenge, et je suis très heureux de l’avoir gagné.
Pour ceux qui suivent un peu moins le cyclisme amateur, est-ce que tu peux nous donner un peu ton profil et tes qualités sur le vélo ?
Même moi, je ne sais pas trop (rires). C’est vrai que cette année, j’ai touché un peu à tout et que j’ai gagné aussi bien un sprint massif qu’en solitaire. Ce que je préfère, en tous les cas, c’est quand les courses sont dures et exigeantes. Je ne me suis par contre jamais testé sur des cols.
Si je devais me résumer néanmoins, je dirais que je suis un puncheur polyvalent.
Retour sur 2026 qui va débuter, comment s’est déroulée ta préparation jusqu’ici ?
Oui, j’ai changé d’entraîneur à la fin de la saison dernière, et c’est celui de Van Rysel Roubaix qui prend la suite. On est repartis sur les mêmes bases que d’habitude et j’ai coupé trois semaines durant l’intersaison. J’ai fait un peu de cyclo-cross durant l’intersaison, un peu de course à pied également, ce sont deux activités qui me plaisent. Concernant la route, j’ai repris début novembre et nous avons eu deux blocs de stage en Espagne avec l’équipe en décembre, puis début janvier.
J’ai battu pas mal de mes records sur les tests et je me sens vraiment bien. Je sens que j’ai encore bien progressé cet hiver. Physiquement, je me sens bien, c’est un autre monde qui m’attend.
Propos recueillis par Charles Marsault, photo : Laurent Sanson / Van Rysel Roubaix
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