L’UCI confie à l’ITA la gestion des procédures antidopage
L’Union Cycliste Internationale (UCI) et l’International Testing Agency (ITA) ont annoncé que l’UCI délègue désormais à l’ITA l’ensemble de ses activités liées à la poursuite des violations des règles antidopage et aux manquements aux obligations de localisation.
🔍 À lire aussi : Suspension provisoire prononcée par l’UCI : le cas German Dario GomezCette décision prend effet à compter de ce lundi 9 février 2026. Elle confie à l’ITA la responsabilité des procédures juridiques antidopage dans le cyclisme, incluant le traitement des violations potentielles des règles antidopage et des manquements aux obligations de localisation.
Une délégation approuvée par les instances de l’UCI
La mesure a été approuvée à l’unanimité par le Comité Directeur de l’UCI lors de sa réunion tenue à Beveren (Belgique) les 29 et 30 janvier. Elle s’inscrit dans une stratégie à long terme validée par le Comité de financement du programme antidopage de l’UCI, qui réunit des représentants de l’UCI, des équipes, des coureurs et des organisateurs, avec pour objectif de renforcer l’indépendance et l’intégrité du programme antidopage du cyclisme.
Cette évolution s’inscrit dans une démarche engagée de longue date par l’UCI. En 2008, la fédération avait créé la Fondation Antidopage du Cyclisme (CADF), chargée de piloter les activités opérationnelles antidopage au sein d’une structure distincte. En 2013, l’UCI avait renforcé son dispositif avec la création du Service Juridique – Unité Antidopage (LADS), dédié à la gestion des résultats et au traitement des manquements aux obligations de localisation.
Une nouvelle étape avait été franchie en 2021, lorsque l’UCI avait délégué à l’ITA l’ensemble de ses activités opérationnelles antidopage, telles que la planification et la réalisation des contrôles, la gestion des autorisations d’usage à des fins thérapeutiques, le suivi des passeports biologiques, la collecte de renseignements et les enquêtes. Depuis lors, ces missions sont assurées par l’Unité Cyclisme de l’ITA, dédiée à l’ensemble des disciplines cyclistes.
La délégation de la gestion des résultats s’appuie sur ces bases, avec pour objectif de garantir un haut niveau d’expertise et d’expérience dans la conduite des procédures antidopage. L’ITA gère déjà les activités de gestion des résultats pour plus de 60 partenaires internationaux, dont le Comité International Olympique (CIO) et de nombreuses fédérations internationales.
L’ITA appliquera les mêmes standards de transparence en matière de gestion des résultats et de communication publique que ceux précédemment mis en œuvre par l’UCI. Les affaires relevant de la compétence de l’UCI seront rendues publiques conformément à la politique de divulgation de l’ITA, alignée sur les dispositions du Code mondial antidopage.
Réactions de l’UCI et de l’ITA
Le président de l’UCI, David Lappartient, a déclaré que cette délégation constituait « une nouvelle étape importante » dans le processus visant à garantir l’indépendance et l’efficacité de la lutte antidopage dans le cyclisme.
Le directeur général de l’ITA, Benjamin Cohen, a pour sa part souligné qu’il s’agissait d’« un signal fort de confiance » de la part de l’UCI, rappelant que le cyclisme dispose du programme antidopage le plus vaste mis en œuvre par une fédération internationale.
Par cette décision, l’UCI et l’ITA confirment leur engagement commun à assurer un programme antidopage indépendant et structuré pour l’ensemble du cyclisme international.
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