Milano-Sanremo 2026 : autour de Pogačar, UAE aligne une équipe redoutable
UAE Team Emirates-XRG a officialisé sa sélection pour Milano-Sanremo 2026, avec un objectif limpide : offrir à Tadej Pogačar une nouvelle chance de conquérir enfin le premier Monument de la saison.
🔎 À découvrir : Milano-Sanremo : découvrez le parcours de 298 km entre Pavia et SanremoLe Slovène sera l’attraction majeure de cette 117e édition de La Classicissima, prévue samedi 21 mars, avec l’espoir de transformer en victoire une course qui lui échappe encore, malgré plusieurs prestations déjà marquantes ces dernières années.
Pour l’épauler, la formation émiratie pourra compter sur un homme en très grande forme : Isaac del Toro. Le Mexicain sort d’un début de saison impressionnant, ponctué par des succès de prestige sur l’UAE Tour puis sur Tirreno-Adriatico, où il a confirmé qu’il était bien plus qu’un simple équipier de luxe.
Autour de ce duo, UAE présentera un collectif solide et taillé pour durcir la course : Jan Christen, Felix Großschartner, Brandon McNulty, Domen Novak et Florian Vermeersch complètent la sélection.
Pogačar assume clairement son ambition
À l’approche de sa sixième participation à Milan-Sanremo, Tadej Pogačar ne cache pas ses intentions. Déjà vainqueur cette saison sur les Strade Bianche, le champion du monde arrive avec confiance.
« Ce n’est un secret pour personne : Milano-Sanremo est une course que j’aimerais vraiment gagner. Je pense qu’elle me convient bien, mais elle convient aussi à beaucoup d’autres grands coureurs. C’est aussi ce qui en fait un beau défi. »
Le Slovène insiste aussi sur son travail de préparation :
« J’ai fait beaucoup de reconnaissances du Poggio et c’est une montée que je connais très bien. L’équipe a été exceptionnelle sur les Strade Bianche et si nous pouvons reproduire ce niveau de performance, tout est possible. »
Le message est clair : UAE ne vient pas uniquement pour accompagner le favori, mais bien pour peser sur la course.
Une course que Pogačar a déjà changé
Même sans victoire, Pogačar a profondément transformé l’image récente de Milano-Sanremo. Longtemps résumée à une classique promise aux sprinteurs, la Primavera est devenue ces dernières années un terrain d’expression pour les attaquants, grâce notamment au Slovène… et à Mathieu van der Poel.
Cette capacité à rendre la course sélective est devenue la principale arme de Pogačar. Car sur le papier, ni la Cipressa ni le Poggio ne semblent suffisants pour faire de gros écarts. Mais après près de 300 kilomètres d’effort, leur enchaînement peut tout changer.
Le Monument qui manque encore
Déjà vainqueur de dix Monuments et de cinq Grands Tours, Pogačar continue de courir après deux monuments absents de son palmarès : Milano-Sanremo et Paris-Roubaix.
Depuis sa première participation en 2020, le Slovène n’a cessé de se rapprocher. Il a progressivement transformé cette course en objectif majeur, avec des résultats de plus en plus probants, jusqu’à monter sur le podium lors des deux dernières éditions. La sensation qui domine désormais est simple : il ne lui manque presque rien.
Mais c’est aussi tout le paradoxe de Sanremo. Sur une course de 301,6 km, la plus longue du calendrier WorldTour, tout se joue souvent sur quelques minutes, parfois sur une seule attaque, un placement ou un moment d’hésitation.
Del Toro, l’autre carte majeure
L’autre nouvelle de cette annonce est évidemment la présence d’Isaac del Toro dans le rôle de co-leader potentiel ou, à minima, d’arme offensive de tout premier ordre.
Son début d’année le place parmi les coureurs les plus dangereux du moment. Si UAE choisit de multiplier les offensives ou de faire exploser la course de loin, le Mexicain représente une menace parfaite pour obliger les adversaires à se découvrir, protéger Pogačar… ou jouer sa propre chance si la situation l’exige.
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