Clémence Chereau : « progresser et franchir les paliers »

© Saint-Michel Preference Home-Auber 93/Frédéric Machabert

Avant de prendre le départ de l’Omloop Nieuwsblad, Clémence Chereau (Saint-Michel Preference Home-Auber 93) a répondu à nos questions. L’occasion d’évoquer avec l’ancienne championne du monde U19, sa préparation, les France sur Piste où elle était diminuée par la grippe, et bien entendu, ses objectifs pour la suite de la saison.

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Pour débuter, comment tu te sens en ce début de saison après que janvier a été un peu perturbé par la grippe aux France ?

C’est sûr que c’est tombé au mauvais moment, aux championnats de France sur piste, mais j’ai quand même fait un très bon hiver. C’est dommage d’avoir loupé les premiers objectifs, mais je suis néanmoins contente de ma préparation. Même si le timing était mauvais, ça n’a finalement pas vraiment impacté ma préparation en vue de la saison.

Comment tu as digéré justement ces championnats de France, qui avaient lieu dans ta région ?

J’étais ultra motivée, ça me faisait plaisir de revenir sur le vélodrome de Bourges. Et puis il y avait aussi les Europe derrière, et la grippe m’a fait louper les deux échéances. Les championnats d’Europe sont arrivés trop vite ensuite, et j’ai dû renoncer car je ne pouvais pas y être compétitive.

Quels vont être les objectifs cette année sur la piste ?

J’avais un premier bloc prévu avec les France et les Europe en début d’année, que j’ai loupé pour les raisons que j’ai évoquées. Ensuite, le prochain objectif, ce sont les manches de Coupe du monde au mois d’avril. Pour le reste, le programme n’est pas encore défini.

Un des gros objectifs, ce sera forcément Los Angeles en 2028. Comment tu te projettes là-dessus ?

Pour l’instant, je fais mon petit bonhomme de chemin et on verra où ça mène. L’objectif, c’est de progresser et de franchir les paliers au fil du temps.

Est-ce que c’est dur, après avoir beaucoup gagné chez les U19, de ne pas dominer ensuite directement chez les Élite ?

Non, pas forcément. C’est vrai que je ne m’étais jamais vraiment posé cette question. J’apprécie juste de progresser, d’apprendre aussi, et j’espère que les victoires viendront ensuite. Mais il faut passer par toute cette progression pour maîtriser les courses et ensuite gagner.

Quid de la route désormais, comment ça va se passer cette année ?

J’ai un programme cette année sur route qui a été bien construit entre la piste et la route, donc je suis contente. Pour l’instant, l’objectif, ce sont les classiques avec un gros bloc qui arrive dès ce week-end jusqu’à Roubaix. Ensuite on verra, mais il y a de gros objectifs sur les classiques.

C’est jamais évident de mettre les athlètes dans des cases, mais comment tu te vois en termes de profil sur la route ?

Pour l’instant, je dirais que je suis plutôt en train de me construire en tant qu’athlète. C’est sûr que j’ai envie de me développer sur les classiques. Ce sont des courses que j’aime et qui me correspondent bien. Je pense que ça me correspond aussi quand les courses sont un peu « punchy » avec des petites bosses. On verra bien comment je me développe au fil des années.

Par rapport à la montagne, les choses sont plus complexes, car on est sur des efforts plus longs qui ne correspondent pas forcément ensuite à ce qui est nécessaire sur la piste. C’est pour ça qu’il faut bien cibler les objectifs.

Est-ce qu’il y a une discipline qui a ta préférence entre la Piste et la Route ?

Je pense que j’aime autant la Piste que la Route, et j’ai vraiment envie de continuer les deux disciplines et ne pas choisir.

Pour finir qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour 2026 ?

Je ne sais pas, ce n’est pas facile (rires), continuer à me développer, progresser et être performante.

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