Cyclisme français : l’UNCP alerte sur un risque d’appauvrissement du modèle

Communiqué de l’UNCP et des équipes continentales professionnelles françaises – janvier 2026

Un communiqué commun de l’UNCP et des équipes continentales

L’Union Nationale des Cyclistes Professionnels (UNCP) et plusieurs équipes françaises de la catégorie Continental professionnelle ont publié, le 31 janvier 2026 à Marseille, un communiqué commun intitulé « Vers un appauvrissement du cyclisme français ».

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Ce texte réunit notamment les équipes Van Rysel Roubaix, Métropole Nice Côte d’Azur, CIC Pro Cycling Academy et St Michel – PREFERENCE HOME – Auber93, toutes engagées en Conti.


Un cadre réglementaire assoupli à partir de 2026

Le communiqué rappelle qu’une ouverture encadrée du calendrier professionnel aux équipes sous licence amateur évoluant au niveau « Continental fédéral » avait été initialement acceptée sur certaines épreuves de classe 1, disputées dans leur région.

Cette mesure visait à permettre à de jeunes talents français de se confronter progressivement au plus haut niveau, tout en tenant compte des difficultés rencontrées par les structures amateurs de haut niveau.

Toutefois, les signataires estiment que les évolutions récentes des règlements, applicables dès 2026, desserrent considérablement le cadre initialement fixé. Selon eux, ces nouvelles dispositions soulèvent des inquiétudes tant du côté de l’UNCP que des équipes continentales professionnelles, préoccupées par leur avenir.


Des conséquences jugées préoccupantes pour la catégorie Continentale

Dans leur communiqué, l’UNCP et les équipes estiment que cette ouverture accrue du circuit professionnel à des équipes françaises sous licence amateur fragilise la catégorie Continentale, laquelle exerce son activité dans un cadre réglementaire strict et dans le respect du droit du travail.

Ils avancent plusieurs points d’alerte :

  • Une fragilisation du système pyramidal du cyclisme français.
  • Un risque de précarisation pour de jeunes coureurs professionnels titulaires d’un premier contrat régi par le code du travail.
  • Une remise en cause des garanties sociales et des dispositifs d’accompagnement prévus par l’Accord Collectif des Coureurs Cyclistes Professionnels (ACCCP).

Un équilibre national jugé menacé

Tout en reconnaissant l’évolution nécessaire du cyclisme, l’UNCP et les équipes signataires alertent sur un risque d’amplification des déséquilibres en France, dans un contexte de mondialisation du sport cycliste.

Ils rappellent également l’importance du modèle français, construit sur plusieurs décennies avec les organisateurs d’épreuves professionnelles, et soulignent la densité du calendrier national, qu’ils estiment essentiel de préserver pour garantir un spectacle de haut niveau.

Le communiqué met enfin en avant deux enjeux majeurs :

  • La défense de l’emploi de plusieurs centaines de salariés (coureurs, encadrants, prestataires).
  • La prévention des distorsions de concurrence liées à des statuts différents.

Une inquiétude clairement exprimée

Les signataires concluent en affirmant que considérer le cyclisme français comme ni fragilisé ni menacé relèverait, selon eux, d’une vision illusoire de la situation actuelle.

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