Damien Garcia : « Les invitations donnent de la légitimité à l’équipe »

Damien Garcia, directeur sportif de Burgos Burpellet BH, lors d’une épreuve en 2026

C’est au tour de Damien Garcia de prendre le temps de répondre aux questions de Velo-Club.net. Pour nous, le directeur sportif de Burgos Burpellet BH revient sur la saison 2026 qui débute cette semaine, et sur les ambitions de son équipe pour les mois à venir.

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Comment se passe la préparation de la saison 2026 ?

Pour le moment, tout va bien. On a eu un stage de pré-saison administratif au mois de novembre pour découvrir les nouveaux venus. Puis un second tout récemment, où les coureurs ont bien roulé et accumulé les kilomètres en vue d’être prêts pour les premières courses de la saison.

On connaît l’importance des points pour les formations ProTeam, et même si c’est symbolique, Burgos est leader du classement aujourd’hui.

Oui, c’est vrai que le premier classement est sorti, et les circonstances font que nous sommes premiers grâce aux championnats d’Afrique. Une course que Merhawi Kudus a remportée au mois de novembre.

Même si c’est un petit clin d’œil sympa, on sait également que c’est éphémère et finalement anecdotique. Les coureurs ont fait quelques petites blagues avec ça, ouais, c’était sympa, mais on reste vraiment focalisés sur les premiers objectifs de la saison 2026.

À quel point est-ce qu’on optimise les points chez Burgos ?

On a un vrai gros travail de fond durant l’intersaison pour regarder le calendrier. On se base aussi sur l’expérience des dernières années, pour savoir ce qui nous a convenu et ce qui a un peu moins bien marché. Ensuite, avec l’ensemble du staff et en fonction des caractéristiques de nos coureurs, on tente de prendre les meilleures décisions possibles.

Est-ce que tout est déjà figé mi-janvier ?

On va dire que 95 % du calendrier est bouclé, malgré le fait que l’on attende encore des invitations sur certaines épreuves WorldTour. On est par exemple toujours dans l’incertitude par rapport à la Vuelta. En fonction de ça, les choses peuvent encore varier, mais oui, dans les grandes lignes, c’est établi.

Est-ce que tu sens que la concurrence regarde, elle aussi, de plus en plus ?

Oui, on voit par exemple qu’en Asie, nous sommes de plus en plus nombreux à aller courir. Tout le monde cherche à optimiser les points et les opportunités.

Du coup, est-ce qu’on tente de garder le plus longtemps possible ses secrets sur ses intentions ?

Non, je n’irai pas jusque-là. Par exemple, l’invitation pour Pune est arrivée assez tard. Aller en Inde, ça nous permet aussi de donner des jours de course à plus de coureurs en début de saison, comme nous l’avons fait l’an passé, par exemple, avec le Tour of Sharjah.

Un mot sur les invitations également : quelle importance cela revêt-il pour vous de participer à un monument comme Liège ?

Cela donne de la légitimité à l’équipe et montre qu’on a passé un palier durant ces dernières saisons. Nous sommes très contents qu’ASO nous ait fait confiance pour un monument, et nous irons avec l’ambition de bien faire les choses.

Vous avez eu le Nieuwsblad aussi. Dans quel état d’esprit tu abordes la découverte des pavés au niveau WorldTour ?

C’est une nouveauté pour Burgos Burpellet BH, puisque nous étions jusqu’ici une formation plus tournée vers les courses par étapes. Nous avons désormais des jeunes qui aspirent à courir ce genre d’épreuves, donc quand l’opportunité s’est présentée, on a choisi de la saisir. Désormais, nous allons tenter de préparer au mieux les coureurs qui seront présents sur ces classiques.

Est-ce qu’on peut s’attendre à d’autres surprises au niveau des invitations ?

Disons que nous sommes dans l’attente de la décision de certains organisateurs. On verra s’il y a encore une petite surprise.

De l’extérieur, on a l’impression que Burgos ose tenter des coups. Est-ce que, dans un autre domaine, c’était la même logique pour Venturini ?

Au niveau du recrutement, cette année, on a réussi à signer un coureur comme Jesús Herrada, ce qui montre que l’équipe monte en niveau chaque saison. Parfois, il y a des opportunités qui s’offrent à nous et on les étudie, oui.

As-tu tenté d’autres coureurs, qui pour beaucoup sembleraient inaccessibles ?

On a parlé avec plusieurs coureurs, oui, notamment via l’intermédiaire de leurs managers. Mais pour être plus concret, ça n’a pas abouti en dehors des recrues qui ont été annoncées.

Tu peux nous parler de César Macias, ta recrue mexicaine ?

Oui, je pense qu’il a un très gros potentiel. Il s’est bien intégré au groupe, il est complet, et il a montré de belles qualités, notamment lors du Tour de l’Avenir. On s’attend à une progression linéaire de sa part et à de belles surprises.

Si l’on regarde le nombre de candidats et les places potentielles, sans impasse, ça semble coincer pour la Vuelta. Comment on aborde cet aspect ?

Un peu comme toutes les autres années. Chaque saison, on se retrouve dans cette situation où nous sommes dépendants des invitations des organisateurs. La concurrence est rude à chaque fois, et on sait que la Vuelta se joue sur un très bon début de saison. Ensuite, les cartes sont dans les mains des organisateurs.

Quels sont les objectifs cette année pour Burgos ?

Déjà, avoir le nombre de points suffisant pour figurer dans le top 30 du classement UCI. Ensuite, tenter de faire mieux que lors de la saison passée. Gagner des courses, faire honneur aux invitations, et continuer à faire progresser l’équipe, notamment au niveau du classement.

Propos recueillis par Charles Marsault

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