[Champions de demain] Interview : Karel Vacek

[Champions de demain] Interview : Karel Vacek

Déjà impressionnant chez les cadets, Karel Vacek a réalisé une première saison juniors de haute volée en 2017, et à seulement 17 ans, le jeune coureur tchèque est déjà dans le viseur des meilleures équipes espoirs. De quoi lui donner l'embarras du choix en fin de saison prochaine, même si, comme il nous l'a confié, une équipe a déjà sa préférence.

 

Bonjour Karel, peux-tu tout d’abord te présenter à nos lecteurs ?

Bonjour à tous, Je suis Karel Vacek, j’ai 17 ans, je suis originaire de République Tchèque (Prague), même si j’ai vécu pour la plus grande partie de ma vie en Autriche, avec ma famille. Chez les cadets, en deuxième année, j’ai gagné quasiment toutes les courses auxquelles j’ai participé, et c’est comme cela que ma carrière a débuté. Désormais, je cours pour une des meilleures équipes italiennes, et j’en suis très fier. Je suis un gars plutôt social, calme, et ambitieux.

Tu vis désormais en Italie, comment s’est déroulée l’acclimatation à un nouveau pays ?

Au début, cela a été vraiment dur pour moi, surtout car je ne connaissais pas la langue. Je suis arrivé le dimanche 10 septembre dans le pays, et dès le lundi matin, je me suis rendu à l’école. Ensuite, je n’ai vu ma famille que lors des vacances de Noël. Mais bon, maintenant, c’est devenu une habitude, je cuisine seul, et je fais moi-même ce que la majorité des parents font pour leurs enfants à cet âge. Mais cette méthode est la seule méthode qui mène vers le succès.

Peux-tu nous dire quand tu as commencé le vélo?

J’ai débuté lorsque j’avais seulement 4 ans, car mon père a été cycliste pro durant plus de 20 ans. J’avais un tout petit vélo de route, et j’adorais en faire. C’est à partir de là, que mon rêve de devenir pro a débuté.

Pour nos lecteurs qui souhaitent en savoir plus, quel type de coureur penses-tu être ?

Je suis un très bon grimpeur, qui apprécie les ascensions longues et difficiles. J’ai aussi un gros potentiel sur l’exercice chronométré.

Cette année, malgré le fait que ce soit ta première année dans la catégorie, tu as été un des meilleurs juniors, une surprise pour toi ou pas ?

Cette saison a été bonne, mais j’en attendais plus, surtout parce que j’ai été malchanceux. Néanmoins, je pense que c’est bien de ne pas avoir trop gagné, comme ça on pourra voir la différence en 2018, ce qui est très important. Je veux dire, c’est important d’être meilleur pour ta seconde année juniors.

Quel est ton meilleur souvenir cette saison ?

Mon meilleur souvenir cette année, c’est mon succès lors de l’étape reine de la Course de la Paix, suivi d’une quatrième place au classement général, car c’est la plus grande course de la saison pour les juniors. Ma victoire au Giro del Friuli, avec à la clé l’étape-reine est aussi un bon souvenir.

Le pire ?

Le pire, c’est ma chute suivi d’un abandon lors du Giro della Lunigiana, qui est aussi un gros événement, et se déroule en Toscane.

Tu évoquais le Frioul, qu’est-ce que tu as ressenti justement en t’imposant au sommet du Zoncolan ?

Le Giro del Friuli est une de mes courses favorites, il y a une super ambiance, et de belles ascensions. Le Monte Zoncolan a une grande histoire, et c’était incroyable de se tenir sur la première marche du podium, et de célébrer l’histoire de Pantani et des autres...

Quels seront tes objectifs l’an prochain, pour ta seconde année juniors ?

Mon objectif l’an prochain sera de signer un contrat avec Axeon Hagens Berman, ainsi que de gagner la Coupe d’Italie, la Course de la Paix, le Tour du Pays de Vaud, les championnats d’Europe, et les mondiaux.

Tu évoques Axeon, et dans une récente interview, tu indiquais aussi apprécier Polartech, laquelle des deux équipes a ta préférence?

J’aime les deux équipes, et ça serait génial de signer un contrat avec l’une d’entre elles, même si je préférerais que ce soit Axeon Hagens Berman.

Pour conclure, on a l’habitude de poser la même questions à tous les jeunes coureurs, si tu ne pouvais gagner qu’une course, quelle serait-elle?

C’est une question difficile, mais j’aimerais beaucoup remporter le Tour de France.

 

Propos recueillis par Charles Marsault

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