10 paris pour 2018 : Vincenzo Nibali champion du Monde à Innsbruck ?

10 paris pour 2018 : Vincenzo Nibali champion du Monde à Innsbruck ?

10 paris pour 2018 : Vincenzo Nibali champion du Monde à Innsbruck ?

 

Au-delà de ses évidentes qualités de coureur de Grands Tours, Vincenzo Nibali sait toutefois y faire côté classiques. Qu'il soit monté sur le podium de trois monuments différents devrait mettre la puce à l'oreille : dans le peloton contemporain, seul Gilbert a fait mieux, et Pozzato et Alaphilippe aussi bien. Preuve d'une évidente capacité d'adaptation. Quant au monument le plus adapté à ses qualités, la Lombardie, il y a levé par deux fois les bras. Le tracé correspondait au mieux à ses qualités : de longues bosses à répétition susceptibles d'essorer le peloton, et les descentes successives afin d'y porter le coup de grâce. Et nul n'ignore les qualités de Vincenzo en la matière.

Par chance, Innsbruck 2018 répond totalement aux qualités requises : sept fois la bosse d'Igls à franchir, et un dernier raidillon à dix kilomètres de l'arrivée, plus les descentes qui vont avec. Ni du très pentu, ni du très punchy ; une course à l'usure, du jamais-vu depuis 1995, Duitama et le sacre d'Olano. La concurrence ? Colombie et France avancent de fières armadas, mais sans la fine gâchette susceptible de faire mouche. Tout au plus peuvent-elles dégager le terrain des puncheurs-sprinteurs encore en course. Et ensuite ? Les retraites successives ont dégagé le terrain hispanique d'Alejandro Valverde, mais nul ne sait à quel niveau il reviendra de sa blessure à 38 ans. Ailleurs, il reste des individualités éparpillées ici ou là, tantôt puncheurs tantôt grimpeurs, Mais nul épouvantail.

Et au niveau national ? Il n'existe qu'une alternative crédible, et elle s'appelle Fabio Aru, mais ses références sur les courses d'un jour sont bien moindres. Et Gianni Moscon semble encore un chouïa trop court, et il lui reste encore de longues années afin d'essorer sa soif de titres, quel que soit le parcours.

Parce que Nibali, sur le seul tracé vaguement sélectif des derniers mondiaux, a pris une honnête 4ème place à domicile, en 2013. Parce qu'il jouait la gagne aux Jeux Olympiques, sans une chute dans la dernière descente détrempée à Rio. Parce qu'il a pris l'habitude de cibler ses objectifs, de façon quasi-obsessionnelle, et que ce Mondial est la dernière ligne qu'il peut surligner sur son déjà brillant palmarès.

Un titre qui le rapprocherait d'autant plus d'un Felice Gimondi, au même âge où Fausto Coppi enfilait enfin la précieuse tunique. Respectueux de l'histoire du cyclisme, Vincenzo Nibali sait l'occasion en or / irisée qui se présente à lui. Et quoiqu'on puisse lui reprocher, il sait tenir ses objectifs. Alors, on tient le pari ?

 

Par Tontontrotsko

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