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Iván Gutiérrez au Challenge de Majorque
Avec tous ses coéquipiers de la Caisse d’Epargne, Iván Gutiérrez est présent au Challenge de Majorque, lequel a débuté aujourd’hui aux Iles Baléares à l’occasion du Trophée Palma.
En plus de participer à l’épreuve d’ouverture du calendrier espagnol, le coureur de Cantabrique participera également à celle qui se disputera mardi (Trophée Inca) ainsi qu’à celle de mercredi (Trophée Deià) avant de reprendre le chemin de la maison.
Tu as l’ambition de réaliser une bonne première partie de saison et tu vas lutter sur les routes de Majorque pour le prouver? Ta saison a néanmoins déjà commencé le mois dernier à l’occasion du Santos Tour Down Under. Que retiens-tu de l’expérience australienne ?
“Ce n’était pas une première pour moi vu qu’il s’agissait déjà de mon second voyage en Australie pour y participer au Tour Down Under, maintenant première épreuve ProTour de l’année. Je savais donc plus ou moins ce qui m’y attendait. Il s’agit d’une course que l’on peut difficilement gagner à cause des tracés que présentent ses étapes. Notre objectif était donc plutôt celui de remporter une victoire d’étape et nous y sommes parvenus. L’Australie est l’endroit idéal pour se préparer grâce au climat excellent dont jouissent ces terres lointaines. Je suis rentré en Europe avec un bon rythme dans les jambes et un très bon niveau. Je crois que je suis en bonne forme pour débuter la saison en Europe. Le Challenge est très particulier car les coureurs qui ne visent pas le classement général ne courront pas tous les jours, de sorte que l’épreuve où je pourrai vraiment juger de ma condition et que je disputerai pour la gagne, sera le Tour d’Algarve. ”
Comment avez-vous au cours de cette semaine d’entraînements sur les routes de Majorque, organisé les sorties d’entraînement entre les coureurs qui rentraient d’Australie avec déjà une semaine de compétition dans les jambes, et les autres?
“Notre équipe n’est pas une équipe extrêmement méthodique comme peuvent l’être d’autres et nous fonctionnons plus au feeling. Nous partions tous ensemble à l’entraînement, mais lorsque nous nous retrouvions au pied d’une côte un peu plus difficile, ceux qui le pouvaient partaient devant et les autres montaient à leur rythme. Il est possible que nos entraînements diffèrent de ceux que réalisent d’autres formations mais nous considérons qu’il est très important que chacun travaille séparément l’intensité. Nous sommes des professionnels et chacun sait ce qu’il doit faire. Notre groupe est de grande qualité et chacun est assez libre de gérer ses entraînements. C’est important de ne pas épuiser les coureurs avec des entraînements trop fatigants et trop exigeants en début de saison.”
Ton calendrier 2010 est-il maintenant défini?
“Oui, après Majorque, où je prendrai part à trois épreuves, je participerai au Tour D’Algarve, Paris-Nice, Tour de Catalogne et ensuite le Circuit de la Sarthe et les classiques du Nord. En mai, je souffre généralement d’allergie et je profiterai donc de ce mois-là pour me reposer avant de revenir à la compétition à l’occasion soit du Dauphiné soit du Tour de Suisse, et cela avant d’aller au Tour.”
En Australie, ton frère David a participé à sa première course professionnelle et il sera à nouveau avec toi dans le peloton ici à Majorque. Comment a-t-il trouvé ses débuts chez les pros ?
“Il a débuté avec la typique nervosité d’un néo professionnel de 22 ans et les incertitudes que peut avoir une jeune homme de son âge. Il a fait ses débuts dans une épreuve inscrite au calendrier ProTour qui cette année de surcroît bénéficiait d’une participation tout à fait exceptionnelle, ce qui représentait un stress supplémentaire. Les premiers jours il a un peu souffert du fait que son équipe soit arrivée quelques jours à peine avant le début de l’épreuve alors que d’autres s’entraînaient depuis presque déjà quinze jours en Australie. Ensuite il s’est très bien adapté et un jour il s’est même glissé dans une échappée, ce qui est très important pour prendre confiance. S’adapter à la catégorie est très difficile et cela s’acquiert peu à peu mais je suis convaincu qu’il y parviendra assez vite.”