En 2004, Iban Mayo réalise un printemps remarquable avec notamment une victoire impressionnante dans le Dauphiné Libéré. Il prend le départ du Tour de France comme un vainqueur potentiel mais c’est l’échec total. Depuis, c’est une longue traversée du désert. Un récent sondage sur ce site a montré que plus de 2/3 des lecteurs ne croyaient pas au retour du Basque.
La saison suivante, son principal rendez-vous sera de nouveau le Tour de France.
Vous trouverez, ci-dessous, des extraits d’une interview qu’il a accordée dans ‘El Mundo Deportivo’.
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Comment te sens-tu physiquement et moralement ?
Ce va mieux, je souhaite laisser derrière mois les mauvais souvenirs et oublier le passé.
Que s’est–il passé en 2005 ?
J'ai essayé de me préparer en fonction d’un objectif mais cela ne s’est pas bien passé pour différents motifs, entre autres un problème au niveau du dos. Il y a des bonnes et des mauvaises années et je n’ai jamais trouvé la bonne condition cette année-ci.
L’équipe Euskaltel dans son ensemble n’a pas reproduit les prestations des années précédentes. Pourquoi ?
Selon moi, la saison a été bonne mais on est de plus en plus exigeant avec nous. Nous avons récolté des victoires sur la Vuelta, au Tour de Suisse et au Dauphiné Libéré mais les gens regardent d’abord généralement les résultats dans le Tour de France. Si on avait pu obtenir quelque chose dans l’une ou l’autre étape du Tour de France, la saison aurait été fantastique. C’est pourquoi en 2006, nous essayerons avant tout de briller dans la grande boucle. Pour satisfaire l’équipe et aussi afin d’être reconnu à notre juste valeur.
Comprends-tu les critiques à l’égard de l’équipe Eusktaltel ?
C’est normal. Il y a toujours des gens qui sont pour et d’autres qui sont contre. Le cyclisme est ainsi fait.
Le fait que l’équipe n’est pas assurée de pouvoir continuer en 2007 va-t-elle mettre davantage de pression ?
Un peu, mais une fois sur la route, ce sera oublié. Nous sommes des professionnels et nous savons ce que nous voulons, en l’occurrence la continuation de l’équipe pour plusieurs années.
Après tes prestations en 2004 et 2005, te considères-tu comme un spécialiste de courses par étapes ?
Actuellement, non. Je dois encore montrer davantage de choses pour le devenir.
Quel sera ton programme jusqu’au Tour de France ?
Je courrai Paris- Nice, la Semaine Catalane, le Tour du Pays Basque, certaines classiques printanières et le Tour de Romandie. Je serai ensuite en Suisse ou au Dauphiné Libéré. Cela dépendra si je fais ou non le Tour d’Italie. Pour l’instant, ce n’est pas encore décidé, cela ne me déplairait pas. D’après ce que j’ai vu, le parcours semble très intéressant.
Comment vois-tu le prochain Tour de France après la retraite d’Armstrong ?
La course va beaucoup changer car son équipe contrôlait la course. Il faudra voir maintenant que va assumer cette mission. Ce sera intéressant pour le spectateur car il va pouvoir assister à une autre façon de courir Théoriquement, les occasions de briller seront plus nombreuses mais finalement le principal est d’être en bonne condition.
Source : El Mundo Deportivo